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 Delphin Vigo

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Tsu



Date d'inscription : 31/01/2017

13042017
MessageDelphin Vigo

Delphin Vigo

Une simple petite impacte, un craquement insignifiant, un petit cailloux peut-être ! Il n'y en avait pas avant, tout était lisse, c'était notre monde.

Une simple petite impacte, ridicule! Le battement d'aile de ce que j'ai vu sur les ordinateurs, d'un papillon, et l'inimaginable sera bientôt une réalité. Je regarde mon avant-bras, la petite fêlure à peine visible sonne déjà ma disparition, notre disparition. Une petite fêlure, là, sur mon avant-bras va anéantir dix milliards de leurs années de civilisation, ma civilisation. Je sais déjà que je ne verrai pas se lever les trois lunes, mes sentiments ne sont pas transférables, de sont pas exprimables. Ce qui s'en rapproche le mieux, dans leur langage, c'est la tristesse, la désolation...le vide.

Il me reste moins qu'un quart de rotation et je ne serai plus. Je ne sais même pas quoi dire, c'est tout bonnement inimaginable, incroyable. Il me reste si peu de temps. Je vais utiliser mon autre main pour me connecter à l'ordinateur, et peut-être, pourquoi pas, laisser une trace, qu'on se souvienne de ma race, de mon monde, de moi Delphin Vigo, le dernier. Je ne sais pas, finalement, ce qui me rend le plus profondément triste, être le dernier, et plus pour très longtemps, ou que nous n'ayons pas eu le temps de tout leurs apprendre, ils semblent si jeunes, si abasourdis par notre rencontre et surtout, pauvres créatures, par notre disparition dont ils sont responsables. Je les regarde et je vois cette peur, c'est une déflagration pour eux, je n'avais jamais vu une telle expression sur aucun de nous, même lorsque l'on a compris, après les premiers morts, que nous étions condamnés, que celle qui est figée sur leurs visages. Il y a de l'eau qui sort de leurs yeux, ils tremblent, d'autres mettent leur tête entres leurs mains. Je me connecte, surtout, bouger le moins possible mon bras endommagé avant qu'il n'éclate. Je leurs parle avec les mots qui peuvent, je l'espère, les apaiser, autant que faire ce peu. J'ai mis, ma mémoire, donc celle de mon peuple, en connexion, mais je sais qu'il leur faudra du temps pour exploiter ce que nous leur offrons.

Je suis Delphin Vigo, le dernier des Cristals, notre planète s'appelle Cristalys, je peux en parler au présent car elle va nous survivre. Si je convertis dans le mode de calcul et de temps humain, cela fait maintenant dix-sept heures que les trois premiers vaisseaux ont atterri sur Cristalys. Nous avons tenté de les contacter pour qu'ils restent en orbite, mais ils ne comprenaient pas notre langage, ni nous le leur. Ça avait été plus facile avec les autres, leur degré de développement était comparable au notre, mais les humains, n'en sont qu'au début…. De jeunes créatures qui ont provoqué notre disparition, mais ils apprendront, j'ai fois en eux, il y a du bon dans ce qu'ils sont.

Quand les vaisseaux se sont posés le vacarme était si intense, un mélange de vibrations, d'odeurs, de tremblements, qu'une partie de la cité n'a pas tenu le choc. Des immeubles éventrés, en une fraction de seconde, des milliers de Cristals sont mort. Mais déjà, la même catastrophe se déroulait dans trois autres endroits de la planète, les humains, semblaient avoir choisi quatre endroits où se poser. S'ils connaissaient ce dont ils sont capables, s'ils avaient accès à la totalité de leurs mémoires, ils auraient su dès qu'ils avaient posé le pied sur Cristalys, notre langage, comme nous et d'autres, ailleurs, sont capable de le faire… Ils leur en faudra du temps pour déchiffrer tout ce qui leur est offert. Mais c'est avec des mots simples, que je dois leur apporter la connaissance de ce que nous étions, de ce qui leur est offert, la connaissance des autres...Si seulement ils en avaient la plus petite idée.

Je n'avais aucune idée de ce qu'était un nuage, que les vents pouvaient transporter des particules. Je ne savais pas ce qu'était la poussière, ce qu'étaient des éclats. Mais l'onde et le nuage provoqués par leurs vaisseaux, le choc provoqué par leurs atterrissages, nous a fait éclater, nous les Cristals, nos immeubles, nos temples...et moi, Delphin Vigo.


D.C
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